Les pièges à éviter en dropshipping

Vous vous lancez en dropshipping ? Très bien alors prenez le temps de lire ceci avant.

Le dropshipping est un concept génial qui peut faire gagner beaucoup d’argent mais il comporte forcément son lot d’inconvénients.

Dans cet article nous allons donc voir les pièges à éviter afin de pouvoir se construire un business e-commerce prospère dans les meilleures conditions et utiliser le dropshipping comme levier …

Les pièges en dropshipping

Frais de douanes, (UE & hors-UE):

Tout d’abord il faut savoir que si vous travaillez avec un fournisseur européen vous n’aurez dans tous les cas aucun frais de douanes à payer. En plus du délai bien plus rapide que le fournisseur chinois, c’est une option qui mérite réflexion.

Si vous travaillez avec un fournisseur hors Union Européenne, vous devrez vous acquitter de frais de douanes. Ces derniers sont applicables uniquement si la commande excède 150€ de valeur. Dans ce cas vous devrez payer un certain pourcentage de la valeur de ton produit, qui est définis dans des tableaux présents sur le site de la douane (mettre lien).

De manière générale, si vous passez au hasard par AliExpress, vos colis ne seront que très peu contrôlés car les fournisseurs inscrivent souvent sur les petits colis la mention « cadeau » ou un prix inférieur à la valeur réelle du colis.

Cependant faîtes attention, la douane est une sacrée organisation et s’ils ont décidés de bloquer vos colis ils ne lâcheront pas de si tôt ! Essayez donc de faire le maximum pour que leur travail se passe le mieux possible, gardez bien vos factures, afin de pouvoir prouver l’achat des produits et l’acquittement de la TVA par exemple.

Contrefaçons :

Il existe plusieurs type de contrefaçon, la montre Rolex « authentique » à 20€, le faux MacBook au prix du vrai pour ne citer que ça. Donc de manière générale, ne vendez pas de marques, qu’elle soit vraie ou pas !

Les vraies marques et objets dérivés de films/séries/dessins animés/BD requièrent des droits de marque. C’est à dire acheter une licence d’exploitation attestant que vous avez le droit de vendre ces produits moyennant une rétribution sur chaque vente d’un produit de la marque en question. Ce qui est contraignant, car vous devez vous assurer d’avoir le droit de vendre une marque de produits, puis d’être sûr d’acheter la vraie marque en question.

Les marques dites « blanches » (la plupart de celles que l’on trouve sur AliExpress) sont des marques non connues, simplement là pour nommer le produit ou augmenter sa valeur perçue. Ces produits peuvent être vendus librement. Pensez tout de même à demander à votre fournisseur s’il y a des droits de marque à payer ou non. Vous pouvez aussi vérifier sur internet si la marque en question a son propre site internet (si oui la marque est très certainement protégée).

Minimiser ses risques :

Sans doute l’un des pièges les plus important. Essayez tant que possible d’avoir plusieurs fournisseurs ! Plus vous en avez moins vous serez sensible à la pression d’un de vos fournisseurs.

En effet si vous n’avez qu’un fournisseur et qu’il décide d’augmenter ses prix, d’augmenter ses délais de livraison ou d’arrêter de fournir certains des produits que vendez, votre boutique est prête à couler.

Ne soyez pas dépendant, diversifiez vos fournisseurs le plus possible sur les produits que vous proposez. Vous pouvez même aller jusqu’à avoir plusieurs fournisseurs pour un produit (votre produit winner par exemple) Car si demain un fournisseur décide de changer les règles du jeu, vous pouvez cesser de travailler avec lui et continuer à vendre votre produit winner.

Le choix du statut :

De manière générale en France, lorsque l’on démarre une activité entrepreneuriale et d’autant plus sur internet on pense tout de suite au statut de microentreprise dit autoentrepreneur. Il est vrai que ce statut comporte bon nombre d’avantages dans le cadre de la prestation de services mais ce n’est pas forcément le plus intéressant pour une activité de e-commerce.

Dans ce cas l’entreprise individuelle se prête bien mieux à l’activité. Je vous invite à lire l’article entièrement dédié à cette question. (Lien vers « Quelle statut choisir ? »)

Choix d’une niche trop générale :

Là aussi il s’agit d’un point fondamental, développé plus en profondeur dans l’article « Comment choisir sa niche ? ».

De manière générale, quand vous lancez votre boutique e-commerce, si vos produits sont déjà en best-sellers de marketplace c’est qu’il est trop tard.

Pour attirer des clients et que votre boutique fonctionne, ne vous égarez pas dans du généraliste. Des acteurs beaucoup plus gros le font sans doute mieux que vous. Proposez des produits très très spécifiques, extrêmement ciblés visant une niche très précise !

Cela ne peut être que bénéfique pour vous : ciblage plus facile, moins de concurrence, politique de prix plus haute car moins d’offre enfin que du bonheur quoi !

De plus vos produits doivent entrer dans une niche de passionnés, l’achat est plus facile quand on est amoureux de ce que l’on achète.

Copier mot pour mot la concurrence :

Bien-sûr qu’observer la concurrence c’est normal, bien-sûr que s’inspirer de leur travail peut faire partie du jeu ! Mais copier mot pour mot les textes, les produits, les fiches produits…. ne fait pas partie du jeu !

Le pire c’est que vous vous sentirez productif et bien plus malin que le commun des mortels, alors que cela ne rend service à personne !

En plus ce n’est pas parce que tel niche ou produit marche chez un concurrent que cela fonctionnera pour vous. Vous ne voyez que la partie émergée du travail de votre concurrent.

Votre valeur ajoutée réside dans la différenciation justement, il faut se différencier des concurrents le plus possible. Et si le concurrent a de supers produits ce n’est pas la peine de reprendre exactement les mêmes !

Voilà les quelques pièges dont vous devez vous méfier en dropshipping pour éviter de couler votre boutique e-commerce ou d’avoir des ennuies avec la justice. Prendre en compte chacun des points vous permettra d’atteindre le succès plus rapidement.